CORNELIUS AGRIPPA

Biographie de Henri Cornelius AGRIPPA

Henri Cornélis, dit Agrippa, Henri Corneille-Agrippa, Cornelius Agrippa ou encore Agrippa de Nettesheim (1486-1535) fut un philosophe et médecin allemand, considéré comme un savant alchimiste.


Biographie
Son véritable nom de famille est Cornelis, il y joignit Agrippa, tiré de l'ancien nom de Cologne (Colonia Agrippina), son lieu de naissance, et y ajouta ab Nettesheim, ce qui donne en latin avec le nom de baptême, Henricus Cornelius Agrippa ab Nettesheim.

Il cultiva avec succès toutes les sciences connues de son temps, et mena une vie fort agitée, qui le mena, à cause de sa présomption et de son caractère difficile, à changer sans cesse de résidence. Après avoir enseigné à Dôle, à Londres, à Cologne, à Paris, à Turin, à Metz, à Fribourg, il vint, en 1524, se fixer à Lyon pour y exercer la médecine, et fut nommé peu après médecin de Louise de Savoie, mère de François Ier. Chassé de France par cette princesse qu'il avait insultée, il fut accueilli par Marguerite, gouvernante des Pays-Bas. Étant ensuite rentré en France il fut mis en prison, et mourut, peu de temps après avoir recouvré sa liberté, dans un hôpital de Grenoble, en 1535.

Agrippa combattit la philosophie de son temps, mais ce fut pour y substituer des erreurs plus dangereuses : il donna dans le scepticisme, puis dans le mysticisme, l'alchimie et la magie, et s'attacha surtout aux doctrines de Johannes Reuchlin et de Raymond Lulle.


Œuvres
Ses principaux écrits sont :

De incertitudine et vanitate scientiarum, (Anvers, 1530) ;
De occulta philosophia (1531), un classique de la littérature ésotérique, qui le fit accuser de magie et lui valut un long emprisonnement à Bruxelles ;
De nobilitate et præcellentia feminei sexes, (1529), ouvrage écrit pour flatter Marguerite.
Robert Fludd a soutenu l'idée qu'Agrippa avait été membre d'une fraternité qui se fit connaître un siècle plus tard sous le nom de « Frères de la Rose-Croix ». Il se référait pour appuyer ses dires à cette phrase d'Agrippa :

« Il existe aujourd'hui quelques hommes remplis de sagesse, d'une science unique, doués de grandes vertus et de grands pouvoirs. Leur vie et leurs mœurs sont intègres, leur prudence sans défaut. Par leur âge et leur force ils seraient à même de rendre de grands services dans les conseils pour la chose publique; mais les gens de cour les méprisent, parce qu'ils sont trop différents d'eux, qui n'ont pour sagesse que l'intrigue et la malice, et dont tous les desseins procèdent de l'astuce, de la ruse qui est toute leur science, comme la perfidie leur prudence, et la superstition leur religion »
Depuis lors, il est généralement admis dans les milieux ésotériques et rosicruciens que Corneille-Agrippa était Rose-Croix mais, compte tenu de l'époque, le fait ne peut être établi de façon certaine. L'inquisition réservait en effet un "traitement de faveur" aux auteurs d'ouvrages tels que La Philosophie Occulte, et pour cette raison Agrippa n'a eu de cesse de brouiller les pistes.

L'occultiste Eliphas Lévi le tenait en grande estime et le cite souvent dans ses ouvrages.

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